Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /Mai /2008 14:03




Écrit par L'Autre Quotidien du 30/04/2008   

A chaque événement, après en avoir tiré des leçons, quoi de normal que d’adopter une nouvelle philosophie ou réviser ses propres appréciations des choses, afin de se rapprocher au mieux de la réalité?. Demain les votes reprendront dans certaines localités, mais ils ne devraient pas fondamentalement inverser la tendance déjà connue du public, grâce à la presse et à chaque camp politique. Le régime du changement, à travers la FCBE, gagne une bonne part des mairies et laisse à l’opposition ses fiefs – des villes décisives- tout en y manifestant sa présence. L’opinion publique elle, attend l’issue à donner à la nouvelle expression de ses appréciations du pouvoir. Ouverture ou continuité ?

En effet, ce que révèlent les tendances est que les partis traditionnels comme la Rb, le Prd, le Psd auxquels s’ajoute le G13 ont, soit maintenu leur emprise sur leurs fiefs soit fait des percées dans les villes où la mobilisation contre le régime du changement a le plus joué sur l’opinion. En général, on peut estimer que l’électorat tout en montrant ses bonnes dispositions pour le volontarisme, le dynamisme et le souci profond et sincère du chef de l’Etat pour le progrès rapide de la nation, a voulu par ailleurs, limiter son emprise locale, pour qu’elle ne devienne pas excessive « au nom du principe qu’un pouvoir laissé à lui-seul devient fou ».

Le peuple gère son destin

En cela les Béninois, comme en mars 2006, montrent que par les urnes ils peuvent guider le destin de leur pays, toujours en quête d’un équilibre qui empêche qu’un pouvoir ne l’emporte sur l’autre dans la gouvernance du pays mais aussi dans l’occupation de l’espace politique national. Comme l’Ubf, la Fcbe alliance essentiellement liée à un régime, a tout naturellement pris position dans toutes les communes du Bénin en prédominant dans bien des localités mais a été contrainte de partager le pouvoir dans les grandes villes. Les ambitions que soupçonnaient à tort ou à raison, le G4 et le G13 dans leur déclaration de mars, de la part du pouvoir du changement, ne se sont donc pas réalisées dans les faits parce que l’électoral l’a voulu ainsi. Et malgré les prouesses de l’Ubf l’électorat a gardé pour la Rb ses fiefs et le fait d’avoir eu autant de communes n’a point garanti à Mathieu Kérékou, la révision de la constitution et un mandat supplémentaire ; il n’a pas non plus permis aux politiciens de l’Ubf et aux ministres de l’ancien régime ayant eu des ambitions présidentielles de sauver le système, entravés qu’ils étaient par la personnalité forte de Mathieu Kérékou et le souci des uns et des autres de se positionner comme les meilleurs héritiers du système et comme des réformateurs de l’intérieur. Ce que l’on a appelé la relève et qui pour le peuple signifiait déjà l’alternance. On se doit donc de noter que d’autres éléments entrent toujours en jeu, dans la direction que prend à un moment donné l’opinion publique, dont les effets communicationnels vont avoir une portée certaine sur les choix futurs. Pour le président Boni Yayi qui représentait aux yeux de cette opinion plus l’alternance que le changement, dont elle ne mesurait pas le contenu, ni l’opérationnalité, la victimisation a été hautement porteuse. La lassitude du système et de l’ère Kérékou avaient atteint leur seuil de rupture. Il fallait l’alternance non seulement à travers un homme, mais également d’un système politique et de sa gouvernance économique. Boni Yayi apparaissait alors comme porteur de toutes ces opportunités. Vouloir l’empêcher de venir au pouvoir, c’était un peu comme si on complotait contre le peuple. On mesure donc où va sa sympathie. Vers la nouveauté qu’on voudrait empêcher d’émerger. Aujourd’hui également, après le temps de la sympathie, d’autres éléments de la gouvernance politique et de la gestion de la vie sociale ont émergé prenant leur source dans la morosité née du coût de la vie, des effets de l’assainissement des finances publiques et du renforcement de l’orthodoxie financière sur certaines catégories d’ agents économiques en précarité. L’exacerbation de cette morosité prend elle-même racine dans la perception que l’opinion publique a de la méthode de gestion du changement : elle lui apparaissait comme en marche forcée et en agressivité politique, non pas en terme de violence mais en terme de conquête et de partage de la vie politique nationale. Bien évidemment, il serait malhonnête de vouloir attribuer à la seule tribulation du pouvoir, la longue incapacité d’une classe politique -sortie traumatisée des bons résultats d’un candidat providentiel- à mobiliser sur des valeurs nouvelles, parce que peu préparée au bouleversement introduit par l’alternance de 2006. Mais le peuple lui, ne semble pas faire cette lecture du climat politique.

« Pour le changement apaisé et enthousiaste »

Il analyse le partage du pouvoir politique comme un fondement naturel du consensus national. On peut à juste titre, en analysant le signal que l’électorat des grandes villes a envoyé au régime du changement, conclure à une donne à ne pas négliger. Que fondamentalement, les Béninois ne sont pas contre le changement - pour lequel ils n’ont malheureusement pas été sollicités de façon méthodique à y participer. A y participer, afin de l’intégrer, de leur propre gré. Il semble qu’ils aspirent à un «changement apaisé » qui prenne son ressort dans la volonté sociale, mobilisée et partagée, d’infléchir les anciens comportements, qui ont fait dans le passé le nid des dysfonctionnements devenus la norme, et qui continuent d’être des pesanteurs et des résistances au changement. Au changement décrété, ils préfèreraient peut-être le « changement enthousiaste » qui fait accepter les sacrifices, parce qu’il est porté aussi par le rêve partagé, d’un bonheur pour chacun et pour tous. Le changement idéal n’existant pas, et toute émergence provoquant souvent des dégâts sociaux collatéraux, le changement que le peuple béninois appréhende n’est-il pas celui d’un long périple pédagogique ? Il faut donc pour l’horizon 2011, créer aujourd’hui même, les conditions d’un changement qui tienne compte du contexte social, du schéma de pensée du peuple pour ne pas dire sa volonté, obtenir autour de ce projet, l’adhésion d’un grand nombre des Béninois par la meilleure pédagogie de la mobilisation et de l’action On pourrait ainsi espérer une bonne synergie des actions du changement. Cependant et avant tout, les élections communales et locales ont envoyé un signal fort dont il convient d’aider le président de la république, chef de l’Etat, chef du gouvernement, à prendre en compte –courageusement- par les meilleurs conseils et appuis. Il s’exprime à peu près en ces termes : « une gouvernance concertée dans un changement apaisé ». Une ouverture significative en signal de retour aux Béninois. Les leçons de ces élections, ne sont pas celles du découragement ou de la démission du changement, mais une clairvoyance pour emprunter la meilleure voie afin d’obtenir à terme, un changement induit et de qualité. En ayant toujours en tête –dans une vision positive et non fataliste- cette maxime pourtant cruelle de Victor Cousin : « … les peuples ont toujours ce qu’ils méritent, comme les individus. On peut plaindre si l’on veut les peuples, mais il ne faut pas accuser leur destin, car ce sont toujours eux qui le font ».

Léon BRATHIER

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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /Mai /2008 14:02




Écrit par Le Matin du 30/04/2008   

Des ministres ont tenté de rencontrer le chef de l'Etat Juste après les résultats partiels provisoires des communales, municipales du 20 avril dernier. Ils ont été empêchés malgré leur instance.

Le chef de l’Etat a extériorisé son mécontentement suite aux résultats dérisoires obtenus par Fcbe dans certaines localités lors des élections communales, municipales et locales du 20 avril dernier. Pour avoir tenté de le rencontrer juste après les résultats partiels provisoires, des ministres auraient essuyé la honte. Ils ont été purement et simplement renvoyés par le chef de l'Etat qui n'a pas compris les raisons qui sous-tendent la contre-performance de sa famille politique malgré les assurances de ses collaborateurs pour le contrôle des communes à statut particulier. En dépit des marches tous azimuts de soutien, des meetings géants, des caravanes, des tournées des ministres dans les localités du bénin en vue de recenser les problèmes des population, la gratuité annoncée à la veille des élections de l’accouchement par césarienne, de l’inscription sur le campus et l’octroi de micro crédits aux plus pauvres, le déluge qui a commencé depuis le réveil du G13 et du G4, a transformé le rêve des partisans du pouvoir en désillusion. Les espoirs ont laissé place au mépris et au dédain.

Les collaborateurs du chef de l’Etat concernés, comprennent déjà leur sort à propos de la formation du gouvernement.

Vincent Hounsou

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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /Mai /2008 14:01




Écrit par Le Matin du 30/04/2008   

 

Au lendemain du scrutin du dimanche 20 avril 2008, des voix s'élèvent pour Justifier la contre­ performance de la Fcbe notamment dans les grandes villes du pays. Pour beaucoup, les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la vie chère et pour juguler la flambée des prix des produits de première nécessité ont fortement Influencé le choix des électeurs.

 

Une enquête réalisée sur le terrain révèle que la baisse de performance des Forces cauris pour un Bénin émergeant (Fcbe) lors du scrutin du 20 avril dernier est principalement due aux mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la vie chère et pour contrôler la flambée des prix des produits de premières nécessités. Aujourd'hui, certaines populations émettent des réserves vis-à-vis de ces mesures; Mieux, certains consommateurs expriment clairement que c'est compte tenu de la rigueur dans l'exécution de certaines décisions de l'Etat qu'ils ont voté contre la liste du Dr Boni Yayi. Les femmes du marché Dantokpa par exemple ne sont pas d'accord avec la vente des produits tels que le riz et le maïs initiée par le gouvernement dans le but de limiter le calvaire des populations. Pour elles, cette initiative entraîne dans leur rang, la mévente. Elles auraient préféré que le gouvernement n'intervienne pas directement sur le marché et qu'il se contente seulement d'essayer de maîtriser de loin la situation. Certaines parmi elles vont même jusqu'à dire que c'est à dessein que les autorités gouvernementales ont stocké ces produits pour ensuite les revendre. Mais tandis que les femmes des marchés du pays s'obstinent à jeter la pierre au gouvernement en dénonçant sa politique, des citoyens manifestent contre la mauvaise application des mesures en vue de limiter les affres de la vie chère. Au niveau des Zémidjans, c'est l’annonce des motos à quatre temps pour lutter contre la pollution et la reconversion de certains dans l'agriculture qui justifient le refus de voter pour la formation politique parrainée par le chef de l'Etat. Mais ce qu'il convient de retenir est que le phénomène de la vie chère n'est pas propre à la République du Bénin. C’est une situation qui embrase actuellement presque tous les pays de l'Afrique. Et à l'instar du Bénin, beaucoup de mesures ont été prises par le gouvernement des autres pays afin de limiter les dégâts. Il est donc important de reconnaître l'effort du gouvernement même si les appréciations ne peuvent pas être les mêmes.

 

Par Morpheus
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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /Mai /2008 14:00




Écrit par Le Matin du 30/04/2008   

Les résultats partiels provisoires des municipales et communales n'ont pas été favorables pour certains maires sortant qui ont présenté leur candidature aux élections. Nombreux ont par stratégie, abandonné leur parti pour se positionner sur une liste. Malheureusement, les tendances qui se dégagent n'augurent pas pour le moment de leur élection.

 

Beaucoup de maires ont des soucis et se demandent par quelle porte pourront­-ils sortir pour ne pas non seulement essuyer la honte et l'humiliation mais également pour préserver leur avenir politique. C'est diffjcile puisque certains ont reconnu que même la reprise des élections dans certaines localités ne pourra pas leur permettre d'améliorer leur score. Leur rêve est entrain d'être brisé: celui d'être élu conseiller pour espérer s'engager dans la bataille pour l'élection des maires. En réalité, certains maires n'avaient plus l'assurance qu'ils seront réélus. Deux raisons expliquent cette situation. Il y a leur gestion critique ou leur mauvaise gestion décriée par les populations à la base ainsi que leur impopularité qui ne leur garantit plus une chance d'être positionnés sur la liste de leur parti. L'autre facteur qui milite en leur défaveur, c'est l'audience et les atouts des nouveaux-venus. Des challengers de taille qui ont retenu l'attention des électeurs et qui ne leur laissent aucune chance de s'imposer sur le terrain et de réussir.

L'option qui a été donc suicidaire pour ces maires candidats, c'est la transhumance. Ils ont abandonné leur parti politique d'origine pour regagner d'autres formations politiques où ils pensent pouvoir émerger et se faire élire. Malheureusement pour eux, les résultats partiels provisoires sont en dessous de leurs attentes. La stratégie n'a pas marché.

Le Bénin se prépare pour commencer une autre expérience de la gestion des communes à la base. Les maires sortants qui n'auront pas été élus devront tirer les leçons qui s'imposent. L'idéal, ce n'est pas que le Bénin continue de traîner ses problèmes et ses difficultés dus à l'incapacité et à l'irresponsabilité des cadres à qui le peuple a confié la gestion du pays. " Il faut que ça change ", comme disait l'autre. Et ce défi ne peut être relevé que par des cadrés, des citoyens patriotes, bien imprégnés de leur rôle et capables de prendre des initiatives pour sortir le pays de la misère et de la pauvreté.

                                        

Euloge R. GANDAHO

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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /Mai /2008 13:58




Écrit par L'Option Infos du 29/04/2008   

Par l’entremise d’une conférence de presse qu’il a donnée hier, Pascal Gandaho, chargé de la communication à la Céna a rassuré le peuple béninois sur la publication définitive des résultats du scrutin communal du 20 avril dernier.

Cependant il a fait remarquer que la priorité actuelle de la Cena est la reprise du scrutin dans certaines localités le 1er mai prochain.


Après le scrutin du 20 avril passé, les Béninois attendent toujours les résultats définitifs. Ces résultats devaient être proclamés par la Cena puisqu’en matière d’élections communales et locales, la loi lui confère le pouvoir de procéder à la proclamation définitive de ce verdict des urnes.


Ainsi, selon le calendrier qu’elle avait établi en guise de feuille de route, les résultats définitifs du scrutin du 20 avril étaient prévus pour le 6 mai 2008. Mais aujourd’hui cette date ne pourra plus être respectée à cause de la reprise du vote dans certaines localités. Néanmoins, au cours de sa conférence de presse, Pascal Gandaho a rassuré le peuple béninois sur la proclamation des résultats définitifs.


Pour le chargé à la communication de la Cena, les dépouillements se poursuivent minutieusement afin que les résultats définitifs à proclamer puissent refléter la volonté des urnes. Pour l’instant la priorité de la Cena est la reprise du scrutin dans les localités où le vote n’a pas eu lieu le dimanche 20 avril passé.


Sur ce point, la Cena ne veut plus faire les choses à moitié pour se rendre consciemment ou inconsciemment responsable des éventuelles déconvenues. Pour Pascal Gandaho, tout est mis en œuvre afin que les multiples ratés qui ont caractérisé le scrutin du 20 avril ne se répètent plus. Selon lui, plusieurs dispositions ont été prises afin que le scrutin du jeudi 1er mai soit dénué de tout raté, de toute fraude et qu’il soit surtout transparent.


A cet effet Pascal Gandaho informe que les bulletins de vote ne seront plus les mêmes que précédemment. Ils ont subi une modification de couleur et d’inscription. De même, les matériels électoraux seront convoyés par la Cena elle-même vers les localités concernées. Sur ce principe, le gouvernement a donné son accord et a mis les moyens nécessaires à la disposition de la Cena pour la réussite des opérations.


Plusieurs rencontres ont été aussi prévues avec tous les acteurs concernés en l’occurrence, les démembrements de la Cena c’est-à-dire les Cea, les Cec ainsi que les partis politiques et les candidats en lice pour la réussite et la transparence des opérations.


Il faut souligner que les localités concernées par la reprise du vote du jeudi prochain sont : l’arrondissement d’Aklankpa dans la commune de Glazoué ; l’arrondissement d’Ayomi dans Dogbo ; Godomey dans la commune d’Abomey-Calavi et Ouidah I, Ouidah II puis l’arrondissement de Pahou dans la commune de Ouidah.

Chris-amos AHOLOU

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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /Mai /2008 13:57




Écrit par Le Matin du 29/04/2008   

Certaines catégories d’agents en poste au palais de la Présidence de la République vivent depuis un temps déjà dans la psychose. Ils seraient menacés de sévères sanctions en cas de récidive dans la manipulation des informations.

Des autorités du palais de la présidence manifestent depuis un moment, leur inquiétude ou leur indignation face à la façon dont des informations se retrouvent sur la place publique. Et pour ce faire, elles ont, il y a quelques semaines, rassemblé leurs collaborateurs subalternes suspectés d’être au cœur d’un vaste réseau de fuite des informations concernant les affaires de la présidence. A cet effet, elles ont d’abord sermonné ces agents avant de proférer à leur encontre des menaces à peine voilée. Ils auraient été intimidés au point où lesdits agents ne savent plus où donner de la tête. Pire, ces agents sont surveillés aujourd’hui comme du lait sur le feu. Mais ils continuent de clamer leur innocence pour la plupart et estiment qu’il faut rechercher les brebis galeuses ailleurs.

Fulbert FAVI

Par Morpheus
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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /Mai /2008 13:56
Écrit par La Nouvelle Tribune du 29/04/2008   


Les fausses notes enregistrées dans le déroulement du scrutin du dimanche 20 avril 2008 appellent certes les différents acteurs du système électoral béninois à opérer de profondes réformes au nombre desquelles certainement le mécanisme de transport des matériels électoraux. Mais il n’est guère moins indispensable que la Cena et le gouvernement lèvent enfin le coin de voile sur le coût réel de cette importante opération au titre des deux dernières élections en comparaison avec d’autres élections pour lesquelles les matériels ont été transportés par des civils.

Davantage de flou et de contradictions s’entretiennent sur le coût réel du transport des matériels électoraux lourds et sensibles au Bénin depuis plusieurs élections. En vue de mettre fin au désordre, au clientélisme et autres pratiques de surévaluation du coût de cette importante activité, le gouvernement a décidé depuis les élections législatives de mars 2007 de la confier aux Forces armées béninoises qui y commettent deux de leurs unités spécialisées, le bataillon de train et celui du matériel. Exactement comme le faisaient donc les prestataires privés, ces unités des Forces armées béninoises transportent les matériels électoraux lourds et sensibles à des coûts qui selon le gouvernement défient toute concurrence possible. Mais à dessein ou à tort, des voix murmurent depuis la fin du processus des élections législatives et encore plus maintenant que cette nouvelle option n’est guère plus économique que celle antérieurement faite qui consiste à lourer des camions et autres types de véhicules auprès d’opérateurs privés. Lors d’une récente sortie médiatique destinée à répondre au ministre des Finances qui l’avait accusé quelques jours plutôt, l’actuel coordonnateur du budget et ancien coordonnateur adjoint du budget de la Cena, Michel Makpénon a indiqué que le transport des matériels électoraux a coûté à terme plus que les vingt millions (20.000.000) de francs cfa auxquels le gouvernement promis réussir l’opération. Dans le cadre des présentes élections municipales, communales et locales, a-t-il martelé, « trois cents millions (300.000.000) de francs cfa ont été retenus dans le budget au titre du transport des matériels électoraux ». Face à de tels chiffres avancés et au regard du contexte dans lequel ils ont été lancés, il apparaît nécessaire de demander à la Cena et au ministère des Finances de produire les chiffres relatifs au transport par les prestataires civiles et ceux auxquels la même activité est menée depuis deux élections afin de permettre aux contribuables d’apprécier par eux-mêmes.

Ludovic D. Guédénon
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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /Mai /2008 13:55




Écrit par La Nouvelle Tribune du 29/04/2008   

Au-delà du cafouillage qui a caractérisé les dernières élections communales et municipales en république du Bénin, elles ont cependant le mérite de révéler une fois encore le caractère régional des partis politiques. Même les prétendus grands partis n’ont point dérogé à ce triste constat. Est-ce par manque d’ambition ou de moyen ?

Benoît Mètonou

Déjà dix-huit ans de démocratie et aucune formation politique béninoise n’a véritablement d’assise nationale. Ils se confinent tous dans les frontières de la région d’origine du leader. Les multiples joutes électorales successives qui parsèment l’aventure démocratique entreprise depuis 1990 étayent à merveille ce fait. Puisqu’elles ont révélé la mainmise de certaines formations politiques dans le fief du président du parti. Le Parti du renouveau démocratique (Prd) de Me Adrien Houngbédji n’est jamais arrivé à faire un large score en dehors de son Ouémé natale sur le territoire nationale. Idem pour le Parti social démocrate (Psd) de Bruno Amoussou qui est natif du département du Couffo. Le Madep du richissime homme d’affaires, Séfou Fagbohoun, n’échappe pas à cette logique, puisqu’il dame toujours le pion à ses adversaires politiques dans la zone du plateau. La Renaissance du Bénin (RB) du clan Soglo, si, à un moment de l’histoire elle a eu une aura nationale, depuis 1996, date à laquelle elle a perdu le pouvoir, elle est réduite aux villes d’Abomey, de Bohicon et de Cotonou. C’est la même situation au niveau des partis Fard Alafia, Car-Dunya et consorts. Aujourd’hui, le constat est davantage visible avec les dernières municipales. En effet, on note aisément que la plupart de ces partis politiques n’ont présenté de candidats que dans leurs régions d’obédience. A l’analyse, on se rend compte que c’est par manque de moyens plus que par ambition que ces partis n’arrivent pas à assoire une hégémonie nationale. Cela se justifie avec l’exemple de la Rb notamment. Lorsque cette formation politique était au pouvoir, elle a eu la côte dans tout le Bénin. Bien que n’étant pas des partis, mais plutôt des alliances de partis et de mouvements, l’Union pour le bénin du futur (Ubf- regroupement ayant soutenu le général Kérékou) et les Forces cauris pour un bénin émergent (Fcbe- soutiennent actuellement le Dr Boni Yayi) ont pu couvrir tout le territoire national. Or, toutes ces trois formations politiques ont un point commun : c’est d’appartenir ou d’avoir appartenu à la mouvance présidentielle. Ce qui implique que lorsque le pouvoir est du côté d’un parti, celui-ci dispose d’assez de moyens pour étendre ses tentacules dans toutes les contrées du pays. Le fait est enfin corroboré par l’état dans lequel se retrouve la Rb et l’Ubf une fois qu’ils ne sont plus proches du pouvoir. Si au pis des cas, ces formations ne disparaissent pas tout simplement, au mieux, elles s’éclatent pour s’apparenter à des clubs électoraux. Toute chose qui ne contribue guère à la vitalité de la démocratie au Bénin, contrairement au point de vue des acteurs politiques eux-mêmes. Il est donc à souhaiter que les partis politiques prennent conscience de leur manque de moyens et qu’ils optent pour des regroupements beaucoup plus représentatifs.

 

La Rédaction

Par Morpheus
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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /Mai /2008 13:54




Écrit par Le Matinal du 30/04/2008   

L’affaire Padme a été évoquée pour la première fois hier 29 avril 2008 devant le juge des référés du Tribunal de première instance de Cotonou en présence des avocats conseils des différentes parties en conflit. Mais le juge a décidé d’un renvoi en huitaine.

Le très scabreux dossier Padme sera jugé en audience publique au Tribunal de première instance de Cotonou. En attendant d’en savoir plus dans les jours à venir, il faut dire que les deux parties qu’on voit dans le dossier à savoir l’Etat béninois et le groupe de René Azocli se sont faits représenter hier devant le juge des référés. C’est pour la première fois que l’affaire vient d’être évoquée après un premier rendez-vous manqué le 15 avril dernier pour raison d’absence du juge. Mais depuis lors, la procédure engagée contre l’Etat béninois et consorts fait son petit bonhomme de chemin. On en veut pour preuve les premières formalités qui ont été remplies hier devant le magistrat en charge du dossier. Et pour ce premier rendez-vous qui a pu avoir lieu, l’affaire a été renvoyée au 6 mai 2008. Pour la première fois où l’affaire a été évoquée, les avocats de l’Etat, ceux du groupe de René Azocli ont été représentés et l’agence judiciaire du trésor est retenue. Toutes les pièces du dossier ont été déposées par MMe Luc-Martin Hounkanrin et Jean Claude Martial Aviansou officiant pour le compte des responsables limogés de l’Association Padme. Ces pièces ont été communiquées au cabinet des frères Dossou qui se sont constitués pour défendre l’Etat. Rappelons que par exploit d’huissier en date du 7 avril 2008, les sieurs René Azocli et Raymond Fafoumi ont attrait l’Etat béninois, le ministère de la micro finance, de l’emploi des jeunes et des femmes et des petites et moyennes entreprises, le comité de suivi de la gestion de l’Association Padme, Didier Djoi Homagnon, directeur général par intérim, par devant le juge des référés, aux fins de voir ordonner la cessation de la voie de fait créée à partir du 14 mars 2008 par l’Etat et le gouvernement béninois relativement à la vie et la gestion de Padme. Pendant que cette procédure est pendante devant le juge des référés, on apprend que le gouvernement a saisi huit banques de la place aux fins de leur indiquer que René Azocli ne doit plus avoir signature sur les comptes de Padme. La réaction des avocats de M. Azocli ne s’est pas fait attendre. Une assignation a été adressée aux différents établissements bancaires afin qu’une ordonnance de référé intervienne pour leur déclarer que les seuls garants des fonds déposés sur les comptes de l’Association Padme sont bel et bien les responsables déposés. Pour le moment cette commune ordonnance n’est pas tombée en raison de ce que le dossier Padme même n’a pas encore été retenu. C’est le 6 mai prochain que le face-à-face entre le groupe de Azocli et l’Etat béninois pourrait avoir lieu. Il est attendu que si le tribunal siège pour juger cette affaire, il déclare aux banques concernées une commune ordonnance. La conséquence d’une telle ordonnance est d’empêcher l’Etat ou le directeur général intérimaire de devenir propriétaire des fonds qui ne lui appartiennent pas. En dehors de la clientèle et de l’Association, ce sont les partenaires étrangers en majorité qui sont propriétaires de ces fonds. En attendant que la justice éclaire l’opinion publique la bataille juridique s’annonce très engagée et le dossier promet plein de rebondissements.

Fidèle Nanga

Par Morpheus
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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /Mai /2008 13:42




Écrit par L'Autre Quotidien du 28/04/2008   

Les Béninois doivent attendre quelques semaines encore afin de connaître les nouveaux conseillers qu’ils ont élus aux différents échelons de l’administration territoriale. Ce sera à l’issue des élections partielles qui auront lieu le jeudi 1er Mai dans les circonscriptions électorales où le vote n’a pas pu se dérouler pendant toute la journée du dimanche 20 Avril dernier retenu par le gouvernement. Dans les localités concernées, les électeurs étaient bien au rendez-vous, mais le dysfonctionnement de l’organisation, l’incurie administrative et les insuffisances inexplicables de bon nombre d’acteurs de la machine électorale ont failli avoir raison du sens civique des électeurs et électrices. Mais conscientes de l’enjeu de ces élections municipales, communales et locales pour la consolidation du processus démocratique, les populations béninoises en générale et celles des localités appelées de nouveau aux urnes ont, par leur comportement, montré que la culture démocratique est en train de s’enraciner dans la société béninoise. Il est heureux que la conférence de presse du ministre des Finances au lendemain de cette journée calamiteuse du 20 Avril pour certains compatriotes et la réplique que le chargé à l’organisation des élections de la Cena s’est vu obligé de faire aient été vite considérées d’un côté comme de l’autre comme un procès en sorcellerie dont les Béninois n’ont guère besoin à cette étape de leur expérience démocratique. Et le chargé à la communication de la Cena a bien raison de dire que chaque partie ( gouvernement et Cena) aura le temps de dire qui a fait quoi et dans quelles conditions.

En attendant le 1er Mai 2008, journée internationale de la fête du Travail et jour de l’Ascension cette année, pourrait entrer dans les annales de l’histoire politique de la République du Bénin comme le jour où les Béninois vont montrer que dix sept années de pratique démocratique, par le biais d’élections pluralistes, est un acquis irréversible ou bien confirmer que le processus est en train de s’essouffl er, faute pour ses acteurs et protagonistes de premier plan que sont les partis politiques de tirer les leçons de la gestion des scrutins passés. C’est dire que dans les 72 heures qui viennent à Ouidah, à Godomey dans la commune d'Abomey-Calavi, à Ayomi dans la commune de Dogbo et Aklankpa dans la commune de Glazoué seront, pour la dizaine d’heures que dureront les opérations de vote, l’épicentre de la vie politique nationale. Il s’agira de prouver que les ratés du 20 Avril sont des incidents de parcours ; graves certes, mais qu’ils ne peuvent être déjà brandis pour prononcer, ici et maintenant, le requiem de la structure chargée de l’organisation des élections. En tout état de cause, chacune des structures, administratives et ou politiques, a eu le temps de faire le point à son niveau pour qu’au lendemain de ces élections partielles de jeudi la proclamation des résultats ne donne plus lieu à un feuilleton de quelque nature que ce soit. Il s’agira de rendre compte des choix que les populations sont allées faire dans le calme et la sérénité.

Noel Allagbada

Par Morpheus
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Edito du jour

Le  changement n est pas  un vain mot c est un comportement. Nous  gardons espoir que  le  Président  Yayi Boni réussira  dans ses ambitions  de faire  du Bénin un pays  émergent. Que les  tensions s’apaisent, que le débat se fasse dans la paix et le respect. Il  y  va de l intérêt  de  notre pays, de la préservation de la paix sociale.


 


 

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